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The Divine Comedy – Someone – A Short Album About Love (1997)

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Vous avez déjà vu un manchot empereur? Ça a a trop le swag un manchot empereur, juste faut pas qu’il bouge parce que là évidemment, c’est beaucoup moins la classe. Quand on y pense, la faune du pôle nord ça fait le malin avec sa fourrure mais du phoque au manchot en passant par l’éléphant de mer, ils doivent sacrément se les cailler pour tous avoir une démarche aussi tarte. Ils sont tous tout raide et bancals, comme avec des engelures qui menaceraient de s’ouvrir à chaque mouvement trop cool.
Eh ben Neil Hannon c’est tout pareil. Pas pour la démarche hein, pour le swag.
Ça peut paraître un peu engagé comme point de vue au premier abord mais j’assume, j’aime bien garder de lui cette image de grand volatile maigrichon engoncé dans un costume trois pièces doré à l’or fin, tout en délicatesse malgré ses membres trop longs dont il ne sait pas quoi foutre, seul sur scène, devant des gens qui le regardent. Manquerait plus qu’il se dandine d’un pied sur l’autre et paf, on est sur la banquise sans crème pour les mains.
Le truc c’est que Neil Hannon sur cet album il est pas tout seul justement.
Il a plein de super copains pingouins qui balancent des super couches de cordes dans tous les sens mais de façon classe, on n’est pas sur la banquise quoi.
Du coup ça fait un ensemble très sirupeux, très guimauve mais tiré à quatre épingles, un court album débordant de cordes, de cuivres et de sucre.
Ce morceau en particulier peut paraître très cucul, les paroles sont du niveau d’un jeune boutoneux près d’un feu de camp essayant de choper une copine de classe mais l’habillage sonore, lui aussi très rose-bonbon, colle à chaque émotion posée par la voix du maigrichon encostardé étouffé par son mal-être et les souligne de plus en plus fort pour finir en une longue et délicieuse apothéose de violonades, de cuivres bramants et de guitarre rugissante, genre ya l’ours blanc qui débarque foutre le bordel en plus quoi. Tout ce déchaînement de notes remplaçant toute parole et exprimant d’autant mieux son état qu’aucun mot ne le ferait. Raaaah bordel, vous allez vite le savoir mais putain que j’aime les orchestrations classiques bouillonnantes et débordantes, trop pleines pour en saisir toutes les couches en une seule écoute et trop belles pour réussir à se concentrer sur une seule. Coup de bol, le volume de mon casque ne monte pas assez haut pour faire éclater mes tympans à la fin de ce morceau impérial.

Enfin, pour ceux que je n’aurais pas dégoûté et qui ont traversé ce papier, j’ai mis en place une playlist sur Spotify nommée « Inusables » sous le compte thomascrayon. Vous pourrez y trouver les titres mentionnés ici, les suivants seront rajoutés au fur et à mesure.

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