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Tricky – Hell is Round the Corner – Maxinquaye (1995)

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Quand j’y pense c’est assez dingue mais la plupart des titres qui constituent mes inusables – j’avais aussi pensé à « boucles d’oreilles » mais je suis déjà pas mal efféminé alors bon voilà quoi – la plupart de ces titres donc, me font instantanément penser à un lieu, une odeur, un moment précis et à ce que je faisais ou lisais au dit moment.
Bah ce titre là, non.
Enfin, pas tout à fait. Je resitue l’époque et la maison de me parents, la vieille télé sur son meuble à roulettes sur le carrelage orange que j’avais oublié avant de l’écrire à l’instant, mais ce qui me revient dès la première note, dès le premier gémissement, dès le premier souffle, c’est la tronche de Tricky dans ce clip que je n’ai pourtant pas dû voir tant que ça.Putain, le carrelage est franchement dégueulasse en fait, je me rends compte.
Le type est déjà flippant à la base et il en rajoute une couche à coup de maquillage, de tunique informe et de mouvements à la fois ralentis et saccadés le tout baignant dans un décor de chambre d’hôtel rococo filtré de rouge. Bizarre quoi. Le jeu de caméra super bien trouvé épouse cette ambiance heu, bizarre. Je l’ai déjà dit mais je ne trouve pas le mot juste. Ah si, étrange, c’est pas mal comme synonyme.
Je ne peux donc pas écouter ce morceau sans que ces images me viennent en tête.
Le côté lent du morceau comme du clip colle au portrait que je me fais du bonhomme. Mi-génie mi-feignasse.
Le gars Tricky c’est déjà pas un secret qu’il a une passion pour les herbes de provence et que c’est pas vraiment une grosse bête de scène (on n’est pas chez Dionysos), mais se rendre compte que, tranquilou bilou, il recycle un texte qu’il a déjà pondu chez ses potes de Massive Attack et qu’il le colle ni vu ni connu sur un sample d’Isaac Hayes qui tournait pas mal chez les mecs pointus de Bristol à l’époque (la preuve avec Portishead au même moment, un petit groupe sympa qu’à failli percer), le gars fait un peu ce qu’il veut quoi. Ranafout’ de rien. Un genre de punk à chien mais sans accordéon.
Reste que si un morceau devait résumer le Trip-hop apparu dans ces années là, eh bin j’en vois pas d’autres. L’enfer est au coin de la rue mais c’est le paradis dans mes oreilles.

Enfin, pour ceux que je n’aurais pas dégoûté et qui ont traversé ce papier, j’ai mis en place une playlist sur Spotify nommée « Inusables » sous le compte thomascrayon. Vous pourrez y trouver les titres mentionnés ici, les suivants seront rajoutés au fur et à mesure.

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