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Lorsque Flore – Mathieu Boogaerts – Super (1996)

Dans le genre « salut je ressemble à rien mais j’assure grave » on peut ranger ce bon Mathieu Boogaerts.

Alors attention les gens, là on passe la cap des inusables, on est carrément dans ce qui est devenu une tradition pour mes oreilles. Je sais pas pourquoi, je sais pas comment mais ce morceau me suit depuis sa sortie et, si jamais je l’oublie, il revient tout seul sur ses petites jambes, remuer son popotin sur mes tympans à chaque anniversaire. Eh ouais, balèze le morceau.

Déjà Mathieu Boogaerts il susurre comme personne des trucs intimistes super bien vus alors qu’on dirait qu’il raconte n’importe quoi. Des p’tits bouts de trucs qui font mine de rien et qui s’impriment et se transforment en émotions, en ressentis, comme quand on écoute une chanson et qu’on pense à la moquette de sa chambre d’enfant.

Bon, là sur le dessin c’est sa période jaune/orangé mais ses périodes verte et bleu sont bien aussi. J’aurais pu prendre une autre de ses chansons mais c’est juste que son premier album, j’ai carrément usé la cassette, (ce vieux truc rectangulaire à bande, pote du stylo bille) sur laquelle j’avais calé aussi une petite session acoustique de chez Lenoir qu’était pas dégueu non plus, et je restais scotché sur M6 la nuit dans l’espoir de voir le clip de « Ondulé » qu’était plutôt bien foutu.

Ça ne ressemblait à rien de ce que je connaissais et pis finalement, eh bin toujours pas. Si on cherche bien effectivement on peut lui coller quelques stickers sur le front, un mélange de textes généralement en français mêlant poésie, quotidien et ritournelles sur des rythmes au sang africain et des instruments de base qui ont l’air d’avoir été bricolés mais n’en sonnent que plus délicatement.

« Lorsque Flore », c’est typiquement ça. La batterie est asthmatique, le synthé bloubloutte dans un coin, la guitare fait de la ponctuation presque hésitante et les émotions peinent à débouler par les les lèvres d’un chanteur qui voudrait les crier. Comme si son corps était constitué par les instruments que l’on entend hésitants, mal à l’aise, timide en somme.

Ouais, les chansons de Mathieu Boogaerts me font penser à des bonshommes en pâte à modeler ou faits de bric à brac, dégingandés, malhabiles dans la vie mais laissant ainsi transparaître ce qu’ils sont au fond.

Et puis bon, pour pas me la péter genre poète de la rue et de la bricole et aussi pour faire simple : c’est quand même un refrain super, ya qu’à voir, il m’accompagne depuis vingt ans.

Enfin, pour ceux que je n’aurais pas dégoûté et qui ont traversé ce papier, j’ai mis en place une playlist sur Spotify nommée « Inusables » sous le compte thomascrayon. Vous pourrez y trouver les titres mentionnés ici, les suivants seront rajoutés au fur et à mesure.

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