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Dominique A – Au revoir mon amour – Eléor (2015)

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Le petit oiseau chétif androgyne à la voix fluette s’est transformé en une montagne de sensibilité assumée. Bim, elle claque sa mère la phrase là, ça arrive de temps en temps, on trouve les mots exacts qu’il faut pour faire passer un truc et là c’est ça. À vous p’têt pas mais à moi ça me parle, oui, j’aime bien me parler quand je suis tout seul et je vous emmerde. Vas-y Toto, continue.
Le morceau n’est pas très vieux mais j’ai déjà essayé de l’user pas mal, ya pas moyen. Ça va commencer à être saoulant pour certains mais putain merde les violons quoi. Les – vio – lons.
Si vous êtes pas contents barrez vous tout de suite parce que je vais en remettre une couche sur les cordes et les orchestrations super de ce morceau très bien.
Ça commence à faire un bout que j’écoute Dominique A et il arrive toujours à pondre des trucs qui m’intéressent ce type. Quand je parle de montagne de sensibilité c’est pas pour rien. C’est un peu le même parcours physique qu’Olivier Mine si on veut sauf que celui là, à part brailler sur des nains l’été, je vois pas trop ce que ça donne niveau vocal. Eh ben le Dodo, son physique de maintenant ça l’empêche pas de chanter comme quand il avait quinze ans dans sa chambre, quoique sa voix tremble moins, le créneau du chanteur qui bêle était déjà pris par Julien Clerc, c’est un bon point.
Parce qu’il assume le mec, sur ses pauvres maquettes 4 pistes d’ado sur fond de boîte à rythme et de synthés (je vous ai déjà dit que je vomissais les synthés?) il était à fond dedans et aujourd’hui rien n’a changé, c’est toujours à fleur de peau mais avec plein de 4 pistes empilés et beaucoup moins de synthés (Je.. heu… Non, je l’ai déjà dit).
En plus d’une super mélodie et plein de violons supers, Dominique a le bon goût d’écrire des trucs pas dégueu du tout. C’est simple, touchant et chacun peut le prendre à sa façon. Pour moi ça  parle d’un mec trop timide, capable de tomber amoureux de chaque fille qu’il trouve mignonne mais qui ne sera jamais capable de faire le premier pas et du coup il est malheureux et du coup il y a des violons. Je me suis même demandé s’il n’avait pas casé un jeu de mot en parlant de lui. Un vers qui dit « peut-être une autre année » je l’ai entendu comme « peut-être une autre Ané » son vrai nom de famille. Comme si la prochaine sur laquelle il va tomber sera la bonne pour lui. Bref, c’est mon délire à moi, je n’aurai jamais la réponse et c’est tant mieux sinon je vais penser à un Ruquier chantant, c’est pas cool. La vache, le name-dropping de malade dans cette note, j’ai dû écouter Delerm ya pas longtemps, ça interfère.
Pour changer, comme dans tous les bons morceaux, celui là est trop court et l’envolée finale passe trop vite, je vais me le remettre tiens, en plus le reste de l’album est formidable aussi.
On me signale en coulisses que les synthés c’est vraiment de la merde et je dois dire que je suis super d’accord.

Enfin, pour ceux que je n’aurais pas dégoûté et qui ont traversé ce papier, j’ai mis en place une playlist sur Spotify nommée « Inusables » sous le compte thomascrayon. Vous pourrez y trouver les titres mentionnés ici, les suivants seront rajoutés au fur et à mesure.

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